http://www.youtube.com/watch?v=fO7JKEB-7kY
Objectif et Public concerné :
Pourquoi en parler 90 ans plus tard et pourquoi ces femmes-là plutôt que d’autres ?
L’histoire des luttes féministes françaises est bien souvent réduite dans l’inconscient collectif au mouvement des suffragettes du début du siècle dernier, et au MLF des années 70.
Dans les deux cas, l’image d’Epinal associée à ces mouvements est celle d’une femme vociférante, « inconvenante », mauvaise mère, mauvaise épouse, se mêlant de ce qui ne la regardait pas… Les clichés ont la vie dure !
Il suffit de regarder les appellations volontairement outrancières des mouvements féministes d’aujourd’hui (« Ni putes ni soumises », « Les chiennes de garde »…) pour comprendre que rien n’est définitivement acquis et qu’il faut continuer à lutter, lutter pour la parité politique, pour l’égalité salariale, pour l’accès aux responsabilités économiques ou politiques importantes, pour la protection de la dignité des femmes…
J’ai choisi de rappeler en les personnalisant les luttes des femmes de 1914 et les audaces dont elles firent preuve car les murs auxquelles elles se sont heurtées étaient tout aussi solides que les forteresses masculines invisibles d’aujourd’hui, afin d’éclairer nos combats d’aujourd’hui, nous qui avons maintenant le droit à la parole !
A qui en parler ?
A nos aînées, qui menèrent un combat formidable pour les générations futures au mépris des conventions sociales et des regards goguenards et parfois de leur survie, pour les en remercier. A nos concitoyennes encore et toujours écartelées entre obligations de réussite professionnelle et familiale et aspirations personnelles.
A nos filles, surtout confrontées plus que jamais à la dictature de la beauté, aux diktats religieux d’un autre âge, à l’égoïsme d’une société individualiste et aux dangers du repli sur soi, mais aussi aux défis d’une société mondialisée en recherche d’elle même et d’un avenir cohérent et mieux partagé.
Aussi ce spectacle est-il accessible dès quatorze ans.
Les comédiennes
Dirigées et mises en scène par Catherine Thibout-Leroux, metteure en scène professionnelle et responsable artistique de la Compagnie Rémanences, Christine Betourné et Marine Foutry font avec cette «petite forme » leurs premières armes en tant que comédiennes professionnelles.
comédienne. Vingt-quatre ans. Diplômée d’arts du spectacle à l’université d’Artois à Arras (licence obtenue avec mention). Ayant suivi le 1er cycle du conservatoire d’art dramatique d’Arras, elle choisit de poursuivre sa formation sur Paris. Elle y rencontre D. Boissel, conseiller artistique du théâtre La Tempête et effectue un stage sous sa direction. Elle travaille également le jeu face caméra avec J.C. Siriac, le clown avec E. Ouvrier-Buffet avant d'interpréter le personnage d'Astérix dans un célèbre parc d'attraction. En 2010, elle joue dans une création au festival d'Avignon "Liquidation totale : tout va disparaître". Elle suit les cours Cochet et participe au court-métrage de L.Diaz "L'oreille du pianiste". Elle pratique également le jonglage, les claquettes et l'escrime de spectacle.
Marine Foutry :
comédienne. Vingt-quatre ans. Titulaire d'une licence arts et culture, cursus théâtre, à la faculté de Lille III, Marine est actuellement en 2ème année de master "Esthétique, pratique et théorie des arts contemporains" et obtenu la validation de son mémoire "La notion d'exutoire dans la dramaturgie" sous la direction de S.Haviaras. Actuellement en cycle d'orientation professionnelle du conservatoire d'art dramatique à Lille avec C.Girard et S.Lenglet. Précédemment, elle y a étudié sous la direction de J.M.Popower et V.Goethals. Elle a également suivi un stage dirigé par L.Hatat. Elle a participé aux tournaages de court-métrages dont Félins avec la Compagnie Vélum sous la directionde J.Serra. Sous la direction de C.Thibout-Leroux, elle joue également le rôle d'Elsa dans le Dragon d'E.Schwartz.